À l'initiative de la Fédération le Combattant du Gers, le cimetière de Saramon a vu, ce samedi 26 septembre, une émouvante cérémonie destinée à honorer le Saramonais Jean-Marcel Dufour, unique Gersois mort pour la France en Corée le 26 septembre 1951.
Tombe de l'unique gersois Mort pour la France en Corée
Dans le cadre du 70ème anniversaire de l'engagement du bataillon français de l'ONU en Corée, la Fédération le Combattant du Gers a tenu à marquer cette commémoration en partenariat avec l'ONACVG, la commune de Saramon et le Souvenir Français.
Entre 1950 et 1953, un bataillon français est engagé dans la guerre de Corée, sur décision du gouvernement. Au total, 3 720 militaires français y participeront. Dès leur arrivée sur le terrain opérationnel, l’unité est engagée dans des combats intenses et meurtriers : Wonju, Chipyong Ni, Honchon, Hwachon ou encore Crévecœur. Ce bataillon a été reconnu par l’attribution de 4 citations à l'Ordre de l'armée française, 3 citations présidentielles américaines, 2 citations présidentielles de la République de Corée, et 1 898 citations individuelles.
Au total, 7 disparus, 12 prisonniers de guerre, 1 350 blessés dont certains plusieurs fois, et 18 Coréens du Sud intégrés à l’unité et 269 soldats, sous-officiers et officiers sont morts pour la France. Le général Magrin Vernerey dit Monclar déclarera à ceux qui ont combattu à Crévecoeur : « Vous pourrez dire à vos anciens que vous avez vécu quelque chose qui ressemble à Verdun ».
Prise de parole de Monsieur Tosque, président du Combattant du Gers
Crévecœur est la bataille dans laquelle Jean-Marcel Dufour est tombé le 26 septembre 1951 lors de combats de la cote 931, point essentiel de la bataille pour la maîtrise de ce lieu. Jean-Marcel Dufour, caporal au bataillon de Corée, est le seul Gersois mort dans cette guerre. Il était né dans le village gersois de Saramon, le 25 avril 1927. Engagé pour la guerre de Corée, il succombera sur cette terre lointaine à 24 ans.
Une citation lui a été accordée et la médaille militaire lui a été conférée à titre posthume le 16 avril 1954.
Discours du directeur de l'ONACVG du Gers, Olivier Dupont
A l'issue des prises de paroles officielles, une gerbe a été déposée sur la tombe de celui qui restera l'unique Gersois mort pour la France en Corée.
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