La pandémie de COVID-19 a indéniablement eu un impact sur les individus. Pour Nicolas, les facteurs de stress liés au COVID-19 auraient déclenché à posteriori son état de stress post-traumatique au point de développer cauchemars, agoraphobie et sentiment permanent d’être menacé.
Grâce à son action sociale, l’ONaCVG a permis à Nicolas de reprendre pied dans son parcours de reconstruction.
Le 15 juillet 2025, Nicolas ose franchir le pas et rencontrer l’équipe de l’ONaCVG, à la recherche d’un réconfort et d’une bienveillance qu’il n’espérait plus trouver. Après une rupture sociale et familiale, Nicolas, sans domicile fixe, se retrouve dans une précarité matérielle telle, qu'il se tourne vers le service départemental de l’ONaCVG de Chartres pour résoudre ses problèmes de logement.
Autour d'un café chaud et réconfortant, il trouve d’abord auprès de l’équipe une écoute attentive ainsi que des conseils administratifs. L'action de l’Office s'est ensuite immédiatement mise en route en coordination avec l'ensemble des acteurs de l'accompagnement des militaires blessés. Parallèlement au parcours socio administratif mis en œuvre par la cellule d’aide aux blessés, Nicolas a en effet bénéficié d’un parcours de soins non achevé encore mais aussi d’un parcours de reconversion financé par Défense Mobilité. L’aide de l’ONaCVG est donc apparu comme une assistance de proximité, complémentaire à celle des armées car Nicolas est encore sous statut militaire et sait pouvoir compter sur la considération de l’institution et l’efficience du parcours coordonné avec l’ensemble des acteurs concourant à sa réhabilitation.
Pour répondre à ses besoins immédiats, un accueil bienveillant, un accompagnement administratif et financier ont été initiés. Nicolas a été particulièrement sensible aux démarches entreprises par l'ONaCVG pour lui trouver un logement ainsi que deux aides financières octroyées pour l'aménagement de son petit appartement.

Retrouver une intégrité physique était un préalable mais rétablir son intégrité psychique restait essentielle. Sa remise officielle de croix du combattant lors de la cérémonie du 11 novembre, vécue comme une reconnaissance concrète de l'institution a contribué à lui redonner la confiance qui lui manquait pour se reconstruire. Le chemin sera long et il en est conscient. L’équipe maintient un contact étroit avec lui pour lui attester qu’il peut à tout moment revenir « à la maison du combattant ». Actuellement en formation de gardien d'immeuble, il espère pouvoir faire partager son expérience et donner aux autres ce qu'il a reçu.

Ce cas n’est pas isolé et la problématique du logement d’urgence a donné lieu, dans un esprit de constante amélioration, à l’expérimentation de dispositifs de partenariat entre l’armée de terre et plusieurs réseaux immobiliers dont l’ONaCVG devrait pouvoir profiter désormais…