L’ONaCVG, acteur dans la prise en charge de la blessure psychique

L’accompagnement d’Adrien S. par l’ONaCVG en tant que blessé psychique a permis au service départemental (SD) du Cher d’engager un partenariat avec l’hôpital George-Sand de Bourges. Son objectif est de généraliser l’accompagnement des ressortissants souffrant d’un syndrome de stress post-traumatique (SSPT).

Prise en charge de la blessure psychique

Prise en charge de la blessure psychique

À l’approche de Noël 2017, Adrien S., jeune titulaire de la carte du combattant, frappe à la porte du SD de Vendée de l’ONaCVG. Il souffre d’un syndrome de stress post-traumatique. À l’origine de celui-ci, une embuscade dans laquelle il a failli périr lors d’une OPEX en Afghanistan où il avait été envoyé en tant que sous-officier du génie. Après avoir quitté l’institution militaire, sa reconstruction tant personnelle que professionnelle a été particulièrement difficile.

Il a été pris en charge par le SD de Vendée de l’ONaCVG qui a développé un accompagnement d’urgence impliquant une assistante sociale des armées, le responsable des blessés du Centre militaire de formation professionnelle de Fontenay-le-Comte et un médecin de ville sensibilisé aux psychotraumatismes. Adrien S. a ainsi été hospitalisé au service de psychiatrie de l’hôpital d’instruction des armées (HIA) de Bordeaux.

L’accompagnement a été efficace et Adrien S. a obtenu la reconnaissance de sa blessure par le service de santé des armées (SSA) et la révision de son taux de pension. Il a ensuite entamé un parcours de soins, comprenant des séjours au HIA et à la Maison Athos du Morbihan. Neuf ans après le début de sa prise en charge, Adrien S. conseille désormais ses camarades blessés et témoigne de la résilience dont il a fait preuve.

L’ancien directeur du SD de Vendée, actuellement en poste dans le Cher, a mis en place un partenariat avec l’hôpital public. Dès 2020, il a contacté l’hôpital George-Sand de Bourges afin de réfléchir aux modalités de prise en charge d’urgence et de diagnostic de personnes souffrant d’un SSPT. Le centre d’accueil et de diagnostic de l’hôpital ayant été renforcé d’un pôle dédié aux psychotraumatismes, des solutions ont été envisagées. Parmi elles, la formation du personnel soignant à la blessure de guerre et la mise en place d’un suivi de proximité pour les ressortissants reconnus officiellement comme blessés psychiques.

L’année 2026 verra la signature d’une convention officialisant le partenariat expérimental entre l’hôpital George-Sand et le service départemental de l’ONaCVG. Ainsi, en moins de dix ans, le traitement d’un cas particulier aura permis la structuration d’un parcours de soins à l’échelle d’un territoire.

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