Malgré le silence qui règne sur les lieux depuis plusieurs mois, les héros et martyrs de la déportation ne sont pas oubliés. Ce silence a un temps été brisé par le violoncelliste Nicolas Hugon, de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, qui a interprété le Kaddish de Maurice Ravel au cœur même de la Fosse aux cendres. C’est là qu’étaient jetés les fragments d’os calcinés des cadavres brûlés au four crématoire. Cette interprétation a symboliquement offert un moment de musique particulier à tous les déportés dont les restes reposent, et le souvenir perdure sur ce lieu de mémoire et de recueillement.