Des collégiens orangeois sur les traces des déportés du train fantôme
Une soixantaine d'élèves du collège Jean-Giono d'Orange ont rendu hommage, le 22 octobre 2021, aux déportés du train fantôme.
Les élèves de 4e et de 3e des classes Défense et sécurité globale du collège Jean-Giono d'Orange ont rendu hommage aux déportés du train fantôme en effectuant le trajet de la marche entre Roquemaure et Sorgues qui avait été imposé par les nazis à plusieurs centaines d'hommes et de femmes. Parmi eux des Juifs, des républicains espagnols, des antifascistes italiens, des Polonais.
Le train, parti du sud-ouest, avait pour destination finale le camp de Dachau. Il avait été stoppé à Roquemaure, le 18 août 1944, en raison de la destruction d'un pont. Les déportés avaient alors été contraints de relier Roquemaure à Sorgues, soit 17 kilomètres, sous une chaleur accablante. Sur leur chemin, ils purent bénéficier de la solidarité d'une frange des populations locales. À Châteuneuf-du-Pape, à Sorgues, on leur fit passer de l'eau et de la nourriture. Certains iront plus loin. Des cheminots et des résistants du maquis Viala favorisèrent une trentaine d'évasions.
À l'issue de leur marche, les élèves ont participé à une cérémonie devant le mémorial du train fantôme à Sorgues, préparée de concert par leur professeur d'histoire-géographie, M. Thierry Armant, le Souvenir français et le service départemental de l'ONACVG, en présence de M. Bertrand Gaume, préfet de Vaucluse.
Le mémorial du train fantôme à Sorgues. Le monument fut inauguré en 1991.Les élèves du collège Jean-Giono d'Orange saluant les porte-drapeaux.
S’engager aux côtés de l’ONaCVG, c’est faire vivre dans le temps des valeurs de solidarité et de mémoire. Établissement public administratif, l’Office est habilité à recevoir dons, legs et donations, des dispositifs qui permettent à chacun de transmettre tout ou partie de son patrimoine au service de l’intérêt général.
Le département Mémoire et Citoyenneté de l’ONaCVG propose une rétrospective des figures féminines mises à l’honneur par leurs actions mémorielles en 2025.
De l’enfance marquée par la guerre en Mayenne à des décennies d’engagement associatif, Clément Trohel incarne un dévouement sans faille envers les anciens combattants et les plus fragiles.